élections cantonales vaudoises de  mars 2012

Le président Vuvuzela

Si l'on en croit les propos rapportés par votre correspondant Pierre Masson, le Président du Conseil d'Etat s'est, une nouvelle fois, félicité de la stabilisation de la dette cantonale. Il l'explique par l'attention que vouerait le gouvernement à la maîtrise des dépenses publiques. Pas un mot ne semble avoir été prononcé sur l'effort des contribuables, pourtant uniques responsables du rétablissement des finances cantonales!

Probablement peu contredit, M. Broulis a incité nos élus à faire preuve de curiosité en ramenant sur leur propre territoire des solutions éprouvées ailleurs [sic!!].

A bien y regarder, un tel discours tient du boniment:

Depuis 2004, date de la reprise de certaines tâches par l'Etat moyennant une bascule des points d'impôt communaux, plus du tiers des communes de notre district ont été contraintes d'adapter leur fiscalité à la hausse en raison des reports de charges imposés par l'Etat.

Depuis 2004, les charges - prétendument maîtrisées - de l'Etat se sont accrues de 27.7%, alors que dans le même temps, l'inflation augmentait de 5% et la population cantonale de 8% seulement. Ce ne sont en réalité que les recettes cantonales (+ 37%!) qui ont permis le retour aux chiffres noirs.

A l'image des joueurs de Vuvuzela, il a du souffle le président pour en appeler à la curiosité de nos édiles locaux, qui ne maîtrisent en réalité que 15 à 20% de leurs budgets.

Nicolas Daïna, Journal de Morges, 18.06.2010