élections cantonales vaudoises de  mars 2012

Jamais l'Etat n'a encaissé autant d'argent !

Entre 2003 et 2006, les recettes fiscales ont augmenté de 45% et 2007 promet une croissance du même tonneau!

Insuffisant aux yeux du gouvernement vaudois, qui poursuit obstinément son entreprise de report de charges sur les communes, transformant ces dernières en simples perceptrices. Conséquence: 25% des Vaudois ont vu leurs prélèvements augmenter par le biais de la fiscalité communale, depuis le 17avril 2005, date de leur net refus d'envisager toute hausse des impôts!. Vous avez dit trompés?

Il est plus que temps de desserrer l'étau de la fiscalité cantonale.

Sans renier les apports décisifs des grandes fortunes et des entreprises, portons une attention particulière aux familles au revenu situé entre 80'000.- et 350'000.-/an. Celles que les impôts ont empêché de goûter aux effets de la bonne conjoncture.

Nous proposons un train de 7 mesures aisément applicables:

  1. baisse de 10 points du coefficient cantonal, soit un manque à gagner de 230 mios pour la caisse cantonale. Mesure indolore correspondant à la sous-estimation chronique des rentrées fiscales budgétées

  2. déduction du revenu des heures supplémentaires réalisées par le salarié de son revenu imposable

  3. déduction des frais effectifs (au lieu du misérable forfait annuel de 1'300.--) liés à la garde des enfants durant l'activité professionnelle des parents. Une déduction fiscale forfaitaire doit aussi être consentie en faveur de celui qui garde ses enfants à domicile

  4. réduction sensible de l'impôt sur les véhicules à moteur, en favorisant davantage encore les engins peu polluants. Il convient, à ce titre, de rappeler que Vaud appartient au peloton de tête des cantons les plus voraces en terme de taxe d'immatriculation!

  5. abattement des émoluments du registre foncier lors des transactions immobilières. Ce secteur de l'Etat est censé facturer ses prestations au prix coûtant, par le biais d'émoluments, nous comprenons mal qu'il réalise chaque année des bénéfices allant jusqu'à 22 mios!

  6. réduction de moitié du revenu imposable et de la valeur fiscale des immeubles dont l'efficacité énergétique atteint un niveau reconnu. Triplement du montant des impenses, déductibles du gain immobilier, pour les travaux d'assainissement énergétiques.

  7. instauration d'un bouclier fiscal empêchant que les impôts cantonal, communal et fédéral payés au titre du revenu, de la fortune et de la propriété foncière excèdent 50% du revenu annuel.

Ces dispositions ne visent pas l’affaiblissement de l’Etat, mais plutôt le renforcement de ses contributeurs. Les discours alarmistes du Conseil d’Etat en 2005 contre le refus des hausses d’impôts se sont révélés sans fondement. Il en va ainsi de la propagande selon laquelle les recettes ne sont que l’effet de la conjoncture ! Si tel était le cas, comment justifier que la facture sociale aux communes – sorte de baromètre social - augmente de 40% en 3 ans ?

Il existe bel et bien au sein de l’Etat un important potentiel d’économies, dans le secteur social notamment (aide sociale, EMS), capable d’absorber sans douleur un geste en faveur des contribuables, qui sont les seuls dont les efforts n'ont jusque-là pas été reconnus.

Nicolas Daïna, 24 Heures, 11.03.2008