élections cantonales vaudoises de  mars 2012

La baisse des impôts s’inscrit naturellement dans un processus général d’assainissement des finances

L’assainissement des finances cantonales entrepris au début de la législature par les partis de la majorité est atteint. Il n’est pas question à ce stade de distribuer les mérites de ce succès, mais plutôt d’aborder les choix politiques offerts aux Autorités Vaudoises par l’excédent de recettes budgété pour 2007.

Le Conseil d’Etat a fait le sien, ce sera : 17 mios à la fonction publique, 6.4 mios à la Justice, 4.9 mios de hausse des allocations familiales, 140 mios destinés à « l’amortissement du découvert » et 48 mios pour l’amortissement des routes nationales. En plus de ces dépenses extraordinaires, le gouvernement prévoit d’accroître le budget du secteur social de 55 mios par rapport à 2006.

Qu’il soit permis au contribuable Vaudois, après cet inventaire à la Prévert, de constater qu’il passe un peu pour le dindon de la farce… Surtout lorsqu’il songe que le produit de ses impôts a cru de presque 1 milliard entre 2003 et 2005, que 2006 confirmera cette tendance et qu’en 2007 l’Etat engloutira encore 7.7% de recettes fiscales supplémentaires !

Le Parlement a le pouvoir de contraindre le Conseil d’Etat à rouvrir le dossier fiscal. Je le proposerai lors du prochain débat budgétaire car la fiscalité vaudoise est quasi confiscatoire pour les revenus dépassant 70'000.-/an si on la compare à celle des autres cantons Suisses ! Le Peuple peut également exiger une baisse des impôts par voie d’initiative.

Un allégement de 40 mios, équivalent à 2 points d’impôt, s’impose comme une première mesure immédiate en vue d’enrayer l’épuisement inexorable du mécanisme de la Poule aux œufs d’or qui prévoit qu’un petit tiers des contribuables vaudois garantisse les 3/4 des recettes de l’impôt!

L’assainissement des finances ne doit pas constituer une fin en soi : L’équilibre des finances publiques constitue le Moyen, non seulement de prendre soin des plus défavorisés ou de se désendetter, mais également d’accroître le potentiel des forces vives du Canton. Ce développement passe aussi bien par des investissements que par une fiscalité supportable. Le Conseil d’Etat fait fausse route en maintenant des conditions fiscales dignes d’un autre temps !

Nicolas Daïna